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Destinator2 vs Navigator2 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par PPCReviews Team   
19-05-2003
Index de l'article
Destinator2 vs Navigator2
Présentation
Installation
En route
En conclusion

En route


Interface
Sans ouvrir le manuel, Navigator est utilisable de suite. Le contrôle du logiciel se fait à travers deux interfaces distinctes, une pour la lecture de la carte et la préparation d’un trajet, l’autre pour le guidage en lui-même.

Destinator vs Navigator


La vue « carte » est identique sur les deux versions : on se déplace sur la carte en faisant un glisser-deplacer avec le stylet ou le doigt, on zoome par une barre verticale. Le zoom est rapide et utilisable même sans stylet. Très facile de se déplacer sur la carte, et je trouve les couleurs bien choisies pour leur clarté. Une fonction de recherche d’un emplacement permet de situer précisément un point qui pourra devenir pour de départ ou d’arrivée d’un trajet.

Destinator vs Navigator


Le mode navigation offre une vue zoomée sur la situation actuelle et permet d’agir en fonction des éléments du GPS : on peut définir le point de destination, le point de départ devenant automatiquement la position GPS. Tout ceci peut se faire avec le doigt, pratique en voiture. La V2 de Navigator se distingue par deux points de la V1 : la saisie via un clavier « grosses touches » qui vient occuper la moitie inférieure de l’écran et la vue 3D. Autant le clavier m’a séduit (surtout en mode ABC ou les touches sont plus grosses, après avoir assimilé cette nouvelle disposition !), autant je ne comprends pas le mode 3D. Il faudrait d’ailleurs plutôt parler de mise en perspective de la carte, car les niveaux ne sont pas représentés : un passage sous un pont d’autoroute sera vu comme un croisement. Assez déroutant. (voir la copie d’écran ci-dessous à droite, où la route croise le périphérique à Paris)


Destinator vs Navigator
Destinator vs Navigator


Pour Destinator, c’est RTFM obligatoire ! Au lancement, la première question est « mais pourquoi je ne peux pas déplacer la carte ». En fait, il n’existe qu’une interface, qui fait écran de navigation et visualisation/recherche sur la carte. Il n’y a qu’en mode visualisation que l’on peut déplacer la carte, en utilisant les directions du pad. Ca évite de poser les doigts sur l’écran, mais c’est plus lent que le déplacement de Navigator. Sous la carte se trouve une barre de gros boutons, accessibles sans stylet. C’est d’ailleurs l’idée qui ressort de l’interface : tout doit pouvoir se faire sans le stylet, et même les menus sont remplaces par une suite de gros boutons. Pratique et efficace, il ne faudrait pas que ça incite à l’utiliser en conduisant ! La barre de boutons propose un accès au zoom (pas à pas avec les boutons + et – générant un rafraîchissement à chaque pression) et le passage du mode recherche au mode navigation. La seule chose qui va différencier ces deux modes, c’est l’image de cette icône : une voiture en mode navigation, un piéton en mode recherche. (Plus une barre d’instructions quand un itinéraire est planifié) Puis on trouve le bouton qui permet de basculer en vue 3D, qui est donc possible en aperçu de carte, ce qui n’est pas possible avec Navigator. La encore, l’intérêt du mode 3D est faible, si ce n’est qu’il supprimer la barre d’icônes et gagne un peu de place à l’écran. Ci-dessous les copies d’écran correspondant, dans l’ordre à : vue carte, vue guidage, vue guidage avec un itinéraire planifié, vue guidage 3D avec itinéraire.

Destinator vs Navigator
Destinator vs Navigator

Destinator vs Navigator
Destinator vs Navigator


Itinéraires
Les paramètres pour la gestion des calculs sont assez pauvres en général : aucun ne propose la gestions d’étapes ou de passages obligés, « itinéraire sans péages » que j’avais sur Autoroute Express il y a 10 ans est introuvable ici. Le pire avec Destinator est qu’il ne permet pas de paramétrer des vitesses spécifiques à chaque type de route. Non seulement le calcul de la durée du trajet peut ne pas correspondre à sa propre réalité, et surtout, ça empêche de contourner l’absence d’informations péages en limitant l’autoroute à une vitesse inférieure aux nationales !

Avec les versions de Navigator, il est possible de faire calculer un itinéraire en mode « carte », sans avoir au préalable de positionnement GPS. Le calcul d’un trajet long pourra donc se faire en prévision d’un voyage. Aucune fonctionnalité comparable chez Destinator.

Les calculs d’itinéraires se font globalement à la même vitesse et avec les mêmes résultats pour chaque logiciel. Curieusement, il arrive à TomTom de proposer des itinéraires différents pour le même trajet, calculé à plusieurs jours d’intervalle. (Mon trajet domicile-travail passe aléatoirement par deux chemins différents !). En ville, tout se passe bien, à l’exception de la gestion de nouveaux sens uniques, mais à la campagne, attention aux chemins de terre qui sont répertoriés sur les cartes… et qui se présentent sur la carte comme de jolis raccourcis !

Navigator V2 propose une solution efficace de contournement des sens uniques inconnus : utilisez la fonction « éviter les travaux » qui va considérer la route en face de laquelle vous êtes (celle donc avec le beau panneau rouge et blanc !) comme impraticable et trouver un autre chemin.

Le calcul d’itinéraire par Destinator 2 semble très coûteux en mémoire, il provoque la fermeture de toutes les applications lancées sur le PDA lors de cette opération. Tant pis pour la lecture MP3 en arrière-plan il faudra la relancer…

Gestion du GPS
Chaque produit propose un écran spécifique de contrôle du GPS. (A gauche le driver de TomTom V1.4, à droite, celui de Destinator2)

Destinator vs Navigator
Destinator vs Navigator


Avantage aux versions de TomTom qui proposent même un exécutable séparé qui permet de tester le GPS et la réception sans avoir à lancer l’application complète. De plus, ce « driver » évolué peut être mis à jour indépendamment de l’application.

Sur Navigator V1.5, je n’ai jamais pu obtenir de fix avec le driver 1.5. Le driver 1.41 fonctionnait très bien, ça me permettait de bénéficier de la dernière version du logiciel malgré l’incompatibilité. Navigator V2 arrive avec une nouvelle version du driver ; elle supporte ma configuration contrairement à la 1.5 et en plus, elle est bien plus efficace. En rase campagne, j’arrive à accrocher jusqu'à 9 satellites là ou la 1.41 ne savait jamais en voir plus de 6. L’acquisition est rapide lorsqu’elle marche. Si elle n’a pas lieu dans les 10 secondes, un soft reset est obligatoire pour espérer fixer des satellites un jour. Sur de longs trajets, il arrive régulièrement d’obtenir un « position GPS non fiable » pendant quelques instants, sans aucune raison (toujours en pleine campagne, sans changer d’orientation…)

De ce point de vue, avantage haut la main à Destinator 2, qui accroche les satellites extrêmement vite, avec une position très précise immédiatement. J’ai fait le test, dans l’état où Navigator aurait eu besoin d’un reset pour fonctionner, lancer Destinator permet d’accrocher minimum 3 satellites et de naviguer sans soucis.

Le guidage
Maintenant que l’on a un trajet et que les satellites nous guident… en route !

Se laisser guider par une voix inconnue demande une certaine habitude. Je ne me suis jamais autant perdu que pendant mes premières heures d’utilisation. Par principe, le logiciel ne dira jamais « continuez tout droit » et il faut s’enlever de la tête que lorsqu’il ne dit rien, ça n’est pas parce qu’il sait quelle route j’ai l’habitude de prendre !

Puis vient la période de confiance, ou on peut presque oublier la carte… et là arrive le jeu du chat & souris avec Destinator. Là où Navigator va dire « Dans 300 mètres, tournez à droite », puis « Tournez à droite », Destinator va dire « Tournez à droite … dans 300 mètres » (en laissant exprès un petit blanc d’1/2 seconde) puis « Tournez a droite ». Et comme l’ordre des informations n’est pas toujours le même (il peut prévenir à 500 mètres puis à 200m comme ne pas prévenir du tout et indiquer le tournant juste quand on est dessus), c’est un plaisir sans cesse renouvelé de le voir recalculer une nouvelle route !

Justement, parlons du re-calcul : Destinator va prendre plus de temps pour détecter l’erreur, mais il proposera un chemin alternatif immédiatement ; Navigator V1 passe très vite en mode de re-calcul mais il lui faut un certain temps pour trouver une nouvelle route. Ca peut parfois être très long, surtout quand « l’erreur » n’en est pas une et correspond à une route qu’il ne connaissait pas. Il peut alors lui arriver de mettre plus de temps à trouver l’alternative que son chemin complet originel. TomTom V2 a un peu amélioré ses performances, principalement parce qu’il propose systématiquement dès que c’est possible un demi-tour… quitte à rallonger le trajet. Il lui faut en moyenne un écart de plus d’un kilomètre avec la route d’origine pour essayer de trouver un nouveau chemin à partir du point actuel.

Touchons maintenant le seul élément qui fait qu’un GPS ajoute ne sera jamais aussi performant qu’un GPS embarqué : le PDA ne reçoit pas l’information vitesse du véhicule et ne sait donc pas ce qui se passe lorsque la réception GPS est interrompue. Dans un tunnel par exemple, le GPS embarqué va pouvoir continuer a guider le conducteur car il connaît sa vitesse approximative. Le PDA avec Destinator V2 va rester totalement muet, comme si on était arrêté. Un peu plus malin, les versions de TomTom vont imaginer que la vitesse reste constante sous le tunnel et saura indiquer les changements de direction.

Les petits plus
En plus des fonctions de base, les deux grands concurrents proposent quelques possibilités supplémentaires, supposées faciliter la vie de l’utilisateur.

Au premier rang figure la possibilité de planifier facilement un trajet vers l’adresse d’un contact de la base Pocket Outlook. Présent sous la forme d’un plug-in OutLook sur Navigator V2, il impose de lancer l’application des contacts, sélectionner le contact et lancer le plug-in. Destinator a une autre façon de voir les choses, tout à fait en rapport avec son concept de l’interface : dans le menu de configuration de la destination, il existe un bouton contact. L’écran va alors proposer la liste des contacts et des adresses associées, le tout sans quitter Destinator et toujours avec les gros boutons pratiques. Il est de plus bien plus tolérant avec les saisies incomplètes ou désordonnées.

On trouvera aussi pour chacun une gestion des « points d’intérêt » (POI) avec un gros avantage pour Navigator V1 et V2 (la gestion est la même) : on peut ajouter une liste de POI par copie d’un fichier dans le répertoire de la carte. Destinator n’est pas extensible, il propose uniquement de stocker des « préférences » (4000 !) qu’il faudra saisir manuellement.

Ici, TomTom Navigator bénéficie de la politique commerciale « agressive » de son editeur, qui a su rallier un ensemble de développeurs autour d’un SDK pourtant payant, quand celui de Destinator est gratuit !



 

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