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Depuis le début des années 80, l'histoire des simulateurs de vol a été étroitement liée à celle de l'ordinateur : il était déjà possible de piloter un F-15 et d'attaquer l'Irak (et oui déjà à cette époque) sur un IBM 386. Le fait de voler dans les airs ou de conduire une voiture puissante a toujours fasciné beaucoup de personnes et le PC a permis a beaucoup d'entre nous de réaliser quelque chose d'impossible dans la vie quotidienne.
Les simulateurs de vol ont évidemment beaucoup évolué, entre autres sous l'impulsion de Microsoft, et peuvent être catalogués en 3 catégories :
- le simulateur classique (comme Flight Simulator 2002 ou Fly II) permet par exemple de traverser la manche en temps réel ;
- le simulateur de combat aérien (comme Combat Flight Simulator 3 ou IL2) permet d'effectuer une mission de combat et de refaire toute une campagne de guerre ;
- le dogfight s'éloigne un peu du concept car il permet d'effectuer des combats aériens rapprochés mais n'est pas du tout réaliste d'un point de vue de la technique de vol, des missions à effectuer et de l'environnement dans lequel il se joue.
Evidemment l'arrivée des pocket-pc a permis aux développeurs de jeux de continuer l'aventure.
Ce qui est de bonne augure pour la suite de ce test est que ce jeu avait été nominé à l'Award 2002 décerné par le PocketPC Magazine dans la catégorie des simulations.
Présentation
Mini-Dogfight est, comme son nom l'indique, un jeu de type dogfight (si vous ne suivez pas, envoyez-moi un mail) qui va nous permettre de piloter un avion et de prendre la chasse d'un ou de plusieurs adversaires dans des environnements aussi variés qu'une ville, une île, une prairie,…
Après avoir installé le logiciel (compatible MIPS, ARM et Xscale) qui demande 1,6 Mo de mémoire de stockage et 5 Mo pour son fonctionnement, on découvre au lancement du jeu une animation qui permet de nous montrer les différents types de vue auxquels on peut avoir accès durant une partie.
L'écran suivant va nous permettre de sélectionner le type d'avion que l'on souhaite piloter parmi les neufs présentés (dont évidemment un Spitfire), le décor parmi huit différents, le nombre d'ennemis que l'on souhaite rencontrés, ainsi que leur niveau de combativité.
Scramble
Point de décollage, le jeu débute directement dans les airs et montre un graphisme agréable. Le choix des vues se fait par des petits boutons en bas de l'écran et permet de sélectionner une vue cockpit ou de chasse, de regarder à gauche, à droite ou derrière soi, ….
Quel que soit le type de vue, on a toujours accès aux commandes de l'avion, du radar (à gauche), à la manette des gaz et au bouton de tir (en rouge).
Ennemis à 6 heures
Les commandes de gouverne peuvent être actionnées à l'aide du stylet ou du pad.
Si vous optez pour la première solution, ce ne sera pas la plus facile au vu du nombre de boutons à gérer en même temps et en plus il sera impossible d'effectuer une manœuvre d'évitement tout en ouvrant le feu ou en changeant de vue.
Si vous choisissez la deuxième, vous aurez en principe les deux pouces sur le pad et vous serez obligés de tirer avec votre index droit (pas de chance pour les gauchers, la commande tir est à droite), et si vous souhaitez changer de vue, vous serez obligés de le faire avec votre stylet (au vu de la petite taille des boutons) que vous tiendrez donc dans une autre main …. Zut mes deux sont déjà prises, aussi j'espère que vous en avez trois.
Pourquoi le concepteur du jeu n'a-t-il pas attribué certaines commandes aux boutons du pocket-pc?
Pour se repérer par rapport aux ennemis, on possède un radar qui m'a tout de suite déconcerté. Pour rappel un radar est un dispositif qui permet de localiser des objets se trouvant dans un rayon déterminé tout autour de soi, pour cette raison notre position se trouvera toujours au centre de l'écran et la direction vers le dessus de celui-ci. Ici ce n'est pas le cas car on se déplace sur cet écran, ce qui donne un positionnement très difficile.
Ce que le concepteur du jeu a appelé radar n'est en fait que le champs d'action dans lequel se déroule la partie et dont l'extrémité nous force à un demi-tour sur place.
Lorsque l'on se trouve aux six heures d'un avion ennemi, ce qui n'est vraiment pas facile au vu de ce que je viens de dire, il faut le prendre en chasse. Pour cela on peut soit prendre la vue cockpit, soit la vue dite de chasse (càd une position légèrement en arrière de son propre avion). Dans le premier cas, le manque de visibilité et d'instruments comme un altimètre, un horizon artificiel (pour percevoir l'inclinaison de son avion) et un variomètre nous conduit toujours dans des situations délicates comme avoir la tête en bas, partir en chandelle, faire un tour complet sur soi-même,…. Et dans le deuxième cas, même si la vue est meilleure, le manque de cible de visée, me permet de vous dire que vous n'avez presque aucune chance d'atteindre votre adversaire.
J'arrête ici les critiques. C'est vrai qu'étant un passionné d'aviation, je serai toujours plus dur à juger un software comme celui-ci. Ce jeu a tout de même aussi des qualités, à commencer par les paysages ou la diversité des avions proposés et le jeu en lui-même quand on arrive à le maîtriser.
Mais quand même il existe un certain Chopper Alley (simulateur d'hélicoptères) de Amazing Games qui lui est supérieur en tous les domaines.En ConclusionLe fait que ce logiciel ait été nominé aux Awards 2002 décernés par le PocketPC Magazine me laisse penser que le niveau de la concurrence dans la catégorie des simulations n’était pas très élevé. En fait ce jeu peut être attachant pour ces quelques qualités mais il est vraiment difficile à maîtriser.
Ayant aussi une vision déformée par les vrais simulateurs de vol, je me suis aussi montré très sévère envers ce logiciel pour lequel j’en attendais vraiment plus. Et la version démo de ce jeu ne vous sera d’aucune utilité pour apporter un jugement sur le sujet : chaque partie y est limitée à 90 secondes ce qui permet de ne rien découvrir par soi-même. Les Plus: - Graphisme des paysages.
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Choix des décors et des avions.
Les Moins: - Pilotage très difficile.
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Pas d’instruments de vol (même rudimentaires).
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Radar qui n’en est pas un.
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Version démo inutilisable.
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